Par le Dr Dalila Belkorchia – Dentiste à Cergy, Île-de-France

Vous l’avez dit des dizaines de fois. Cette année, j’y vais. Après les vacances. Dès que j’ai un moment.

Et puis rien. Pas parce que vous avez oublié. Parce que quelque chose en vous bloque.

Je le sais parce que je l’entends souvent, en consultation. Des patients qui arrivent en s’excusant d’avoir attendu deux ans, cinq ans, parfois plus. Qui me disent « je sais, c’est ma faute » avant même de s’asseoir.

Aucune faute. Aucun retard. Je voudrais essayer d’expliquer pourquoi.

« Quand un patient me dit qu’il a attendu sept ans pour venir, je ne vois pas quelqu’un qui a manqué à ses obligations. Je vois quelqu’un qui a eu peur pendant sept ans, et qui a quand même fini par pousser la porte. »
Dr Dalila Belkorchia

Repousser, c’est rarement un choix

On vous l’a peut-être dit un jour, ou vous vous l’êtes dit vous-même : si tu voulais vraiment, tu irais. Cette phrase est d’une grande injustice.

La peur n’obéit pas à la raison. Elle obéit à la mémoire. Quand votre cerveau a enregistré une expérience douloureuse, une sensation de perte de contrôle, un praticien qui n’a pas pris le temps d’expliquer, il stocke tout ça. Et il s’en souvient. Des années plus tard, il continue de vous protéger de quelque chose qui ne ressemble plus forcément à la réalité d’aujourd’hui.

Le mécanisme s’appelle l’évitement. Et son paradoxe, c’est qu’il renforce exactement ce qu’il est censé atténuer. Chaque rendez-vous annulé dit à votre cerveau : tu avais raison de fuir. La menace est réelle. La prochaine fois sera pire.

Votre système nerveux fait son travail, avec les informations qu’il a. Lui en vouloir n’aide pas. Le comprendre, si.

Les patients qui arrivent chez moi après de longues années d’absence n’ont pas moins de volonté que les autres. Ils en ont souvent plus, justement, parce qu’ils ont dû se battre contre eux-mêmes pour franchir la porte.

La honte, ce deuxième frein dont personne ne parle

Il y a la peur. Et puis il y a quelque chose de plus silencieux, qui colle davantage : la honte.

La honte de l’état de ses dents, d’avoir laissé passer autant de temps, de sembler irrationnel face à quelque chose que tout le monde semble faire sans y penser. Cette honte pousse au silence. On n’en parle pas. On minimise. On trouve des formulations qui permettent de ne pas y toucher directement.

Ce qu’on se ditCe qui se passe vraiment
« Je n’ai pas le temps »La peur est plus forte que l’urgence
« Ce n’est pas si grave pour l’instant »On cherche à ne pas y penser
« J’irai le mois prochain »On reporte pour ne pas ressentir maintenant
« Les autres y arrivent bien, eux »On se compare pour mieux se culpabiliser

Je le répète à chaque premier rendez-vous : l’état de vos dents quand vous arrivez ne change pas la façon dont vous êtes reçu ici. Pas de soupir, pas de « oh là là », pas de question sur le temps que vous avez attendu. Mon travail commence à partir d’où vous en êtes aujourd’hui.

Pourquoi « le bon moment » n’arrive jamais

Après les vacances. Quand j’aurai moins de stress. Dès que les enfants seront rentrés. En janvier, avec les bonnes résolutions.

J’ai entendu toutes les versions. Je les comprends, parce qu’elles disent toutes la même chose : je cherche un moment où ce sera moins difficile.

Sauf que ce moment ne précède pas l’action. Il la suit. On ne se sent pas prêt avant de faire quelque chose qui fait peur. On se sent différent après.

Et pendant qu’on attend, les situations qui auraient été simples à gérer deviennent plus complexes. Une douleur qui s’installe réduit la marge pour une prise en charge progressive. Elle force l’urgence, précisément là où vous auriez eu besoin de temps. Je dis ça sans vouloir culpabiliser qui que ce soit. Juste pour nommer ce que le report coûte vraiment.

« On attend le bon moment pour avoir moins peur. Mais c’est en venant qu’on commence à avoir moins peur. L’ordre n’est pas celui qu’on croit. »
Dr Dalila Belkorchia

Un premier contact qui ne ressemble pas à ce que vous redoutez

Quand on pense « prendre rendez-vous chez le dentiste », on visualise souvent la suite en accéléré : la radio panoramique, le bilan complet, le plan de traitement, les soins qui s’enchaînent. Un engagement total et immédiat.

Beaucoup de patients qui viennent ici pour la première fois sont surpris de découvrir que ça peut prendre une forme très différente.

Une première visite où on ne touche à rien

Pour les patients très anxieux ou phobiques, le premier rendez-vous peut être uniquement une rencontre. On visite le cabinet ensemble, on parle de ce qui vous a retenu jusqu’ici, de ce qui vous fait peur précisément. Aucun instrument ne sort.

La confiance se construit. Elle ne s’obtient pas en forçant.

Un signal d’arrêt, avant même de commencer

Dès le début d’un soin, nous convenons ensemble d’un signal : un mot, un geste de la main. Vous le donnez, on s’arrête. Sans question, sans négociation. Vous reprenez quand vous êtes prêt. Ce fonctionnement s’applique à chaque rendez-vous, pas seulement au premier.

Ou simplement identifier ce qui bloque, avant de venir

La peur du dentiste n’est pas la même pour tout le monde. Pour certains, c’est la douleur anticipée. Pour d’autres, les sons, les odeurs, le fait de ne pas voir ce qu’on fait, une expérience passée précise. Nous avons conçu un questionnaire court et anonyme pour aider à mettre des mots sur ce qui bloque. Trois minutes. Sans inscription. Cela permet d’arriver au cabinet avec déjà quelque chose à dire.

Le cabinet en pratique

Dr Dalila Belkorchia, chirurgien-dentiste à Cergy :

  • Diplômée de l’Université Paris-Cité (2010), formation complémentaire en orthodontie et en facettes
  • Cabinet pensé pour les patients anxieux et phobiques : ambiance, sons, odeurs travaillés
  • Première visite de rencontre possible, sans soin, pour les patients très anxieux
  • Signal d’arrêt garanti : pause possible à tout moment, sans justification
  • Groupe Médical du Haut Cergy, 31 boulevard de l’Évasion, 95800 Cergy
  • Accessible depuis Paris, les Yvelines, le Val-d’Oise et les Hauts-de-Seine
  • Prise de rendez-vous sur Doctolib, 24h/24

Vous n’êtes pas en retard. Vous êtes là, à lire ces lignes. C’est déjà quelque chose.

Appelez, posez des questions, prenez le temps qu’il vous faut. Nous sommes habitués à attendre que vous soyez prêt.

📋 Identifier mes déclencheurs d’angoisse : faire le questionnaire gratuit (3 minutes, sans inscription, sans engagement)
📅 Prendre rendez-vous sur Doctolib, disponible 24h/24
📖 Lire ce que ressentent les patients après leur premier rendez-vous : article « Si j’avais su… »
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Cabinet du Dr Dalila Belkorchia – Cergy, Île-de-France.